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🧠 Troubles de l’oralité et TDAH : un lien à explorer pour mieux comprendre l’enfant ?
- Malika Azzouz
- 10 mai 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 juil. 2025
Petit rappel avant lecture de cet article : Je ne suis pas professionnel de santé. Cet article est le fruit de mes échanges avec des professionnels tels que : Orthophoniste, orthodontiste, étiopathe. Il a pour but d'informer sur ce sujet. Demandez l'avis d'un professionnel de santé si vous avez des interrogations concernant votre enfant.

Quand on parle de troubles du neurodéveloppement (TND), on pense souvent à des difficultés scolaires, de concentration ou d’interactions sociales. Mais il existe un domaine plus discret, parfois ignoré, qui peut pourtant en dire long : la sphère oro-faciale, et plus précisément les troubles de l’oralité.
🍽️ Qu’est-ce qu’un trouble de l’oralité ?
Dès les premiers mois de vie, certains enfants rencontrent des difficultés à téter, sucer, mâcher, déglutir ou accepter certains aliments. On parle alors de troubles de l’oralité alimentaire. Ces troubles peuvent s’accompagner de troubles orofaciaux myofonctionnels (TOM), qui touchent le fonctionnement musculaire de la bouche, du visage et de la respiration.
🔗 Mais quel rapport avec les troubles du neurodéveloppement ?
Les recherches récentes montrent une corrélation significative entre les troubles de l’oralité et certains TND, notamment :
le TDAH (trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité),
les troubles du spectre de l’autisme (TSA),
les troubles du langage (TDL) ou de la coordination.
En effet, la respiration buccale chronique, souvent causée par un frein lingual restrictif ou un dysfonctionnement musculaire, est associée à des troubles du sommeil (apnées, sommeil agité…), qui eux-mêmes peuvent provoquer des comportements d’agitation, d’inattention et d’impulsivité chez l’enfant.
😴 Quand la respiration influence le comportement :
Un enfant qui respire mal, dort mal. Et un enfant qui dort mal… se concentre mal, s’agite plus facilement, et lutte toute la journée pour compenser cette fatigue invisible.Les symptômes du TDAH peuvent alors être exacerbés ou même mimés par un trouble fonctionnel non traité.
🧑⚕️ Une approche pluridisciplinaire nécessaire :
Il est donc essentiel de ne pas séparer les sphères corporelle, émotionnelle et cognitive.Une prise en charge efficace s’appuie sur une équipe complémentaire :
Orthophoniste : bilan et rééducation des fonctions oro-myo-faciales, troubles du langage, déglutition…
Ostéopathe ou kinésithérapeute spécialisé : travail sur la posture, la mâchoire, les freins restrictifs.
Pédopsychiatre, neuropédiatre ou médecin de la PCO : évaluation des TND, orientation diagnostique.
Ergothérapeute : soutien dans la motricité fine et l’intégration sensorielle.
Orthodontiste : parfois nécessaire pour corriger les impacts anatomiques durables.




Il est très pertinent de souligner, comme vous le faites, que la sphère oro-faciale et les troubles de l'oralité sont des aspects souvent sous-estimés dans la compréhension des troubles neurodéveloppementaux, notamment le TDAH. Cette approche holistique est essentielle pour ne pas passer à côté de signaux importants et offrir une prise en charge plus complète aux enfants concernés. Face à cette complexité, la question de l'identification et de l'évaluation précise du TDAH, en tenant compte de ces corrélations, devient primordiale pour les parents et les professionnels. Pour ceux qui cherchent à approfondir ce sujet et comprendre les méthodes diagnostiques, des ressources fiables sur les échelles d'évaluation du TDAH peuvent être d'une grande aide.
Il est fascinant de voir comment l'article met en lumière la complexité de l'identification des traits autistiques, particulièrement chez les adultes où les manifestations peuvent être très différentes des stéréotypes. Cette observation est cruciale, car de nombreuses personnes passent des années sans comprendre leurs propres schémas de pensée ou leurs défis sociaux, attribuant souvent ces différences à un manque personnel plutôt qu'à une neurodiversité. Comprendre ces nuances est une première étape, mais il peut être difficile de savoir par où commencer pour évaluer si l'on se situe soi-même sur le spectre, surtout sans accès immédiat à un diagnostic professionnel. Pour ceux qui souhaitent une première exploration de ces caractéristiques, il existe des ressources comme un test pour explorer les caractéristiques…
Il est très pertinent de souligner, comme vous le faites si bien, à quel point la sphère oro-faciale et les troubles de l'oralité sont des indicateurs discrets mais cruciaux dans l'exploration des troubles du neurodéveloppement. Cette approche holistique, qui intègre des observations souvent sous-estimées, est essentielle pour une meilleure compréhension et une prise en charge plus adaptée de l'enfant. La corrélation significative que vous évoquez entre ces troubles et le TDAH ou les TSA est un point clé. En parlant des troubles du spectre de l'autisme, il est vrai que le diagnostic peut parfois être complexe, surtout à l'âge adulte, où les manifestations peuvent être plus subtiles ou masquées. Pour ceux qui s'interrogent sur les nuances du diagnostic du TSA…